Marie- Françoise

  • La libraire des rêves ensevelis (Madeline Martin)

    La libraire des rêves ensevelis (Madeline Martin)

    Août 1939. Grace Bennett a toujours voulu s’installer à Londres, mais le travail qu’elle décroche dans une petite librairie est bien loin du glamour dont elle rêvait. Les étagères croulent sous les livres où s’entasse la poussière, le propriétaire est aussi austère que son établissement exigu, et dehors, la guerre gronde déjà. Pourtant, entre les black-out et les évacuations, Grace trouve dans la lecture un trésor insoupçonné.Lorsque le Blitz ravage la ville et que la panique gagne les abris, Grace puise dans les merveilles de la littérature pour apporter aux autres, et à elle-même, l’espoir de jours meilleurs.Un roman inspirant et vibrant sur le pouvoir des livres.

  • La mer morte ( Blandine de Caunes)

    La mer morte ( Blandine de Caunes)

    Une mère, âgée mais indépendante, se trompe de jour, de lieu de rendez-vous avec ses filles, achète des objets superflus et coûteux, oublie dans le coffre de sa voiture les fruits de mer bretons, et se lève la nuit, croyant partir pour une destination inconnue.

    Cela pourrait être drôle, si ce n’était une maladie mentale due à l’âge, et surtout si cette femme si confuse n’était pas la romancière Benoîte Groult, la mère de l’auteure de ce livre d’une force rare. Benoîte Groult, luttant, jouant avec sa propre fin, mais refusant avec rage de céder à la fatalité et à la vieillesse, elle qui a été une militante de l’association « Pour le droit de mourir dans la dignité  ». Voici la femme intime, plus que la femme publique, ici telle qu’on ne la connaît pas, et qui écrivait : « Dans la vie, deux mondes se côtoient : celui des gens qui vont vivre et celui des gens qui vont mourir. Ils se croisent sans se voir. »

    Benoîte s’éteint en juin 2016 à Hyères, à 96 ans. Écrivaine comblée, mère et grand-mère heureuse, femme de combats remportés. Mais ce que ce livre raconte, ce n’est pas juste le deuil hélas ! prévisible d’une mère admirée et aimée, mais un double deuil : voici le terrible sens du titre, La mère morte. « Maman, mon dernier rempart contre la mort. Bientôt, ce sera moi le rempart pour ma fille ».

    Le 1er avril 2016, la fille de Blandine de Caunes, Violette, 36 ans, meurt dans un banal accident de voiture, laissant orpheline sa fille Zélie. L’ordre du monde est renversé : Benoîte s’accroche à la vie, Blandine sombre, Violette n’est plus.

  • Là où cesse le vacarme (Patrice Lepage)

    Là où cesse le vacarme (Patrice Lepage)

    Si vous éprouvez le besoin de faire un « break » ou de changer d’air, lisez l’ouvrage de Patrice Lepage. Solitude, silence, grands espaces et vie simple… »

  • La patience des traces ( Jeanne Benameur)

    La patience des traces ( Jeanne Benameur)

    Psychanalyste, Simon a fait profession d’écouter les autres, au risque de faire taire sa propre histoire. À la faveur d’une brèche dans le quotidien – un bol cassé – vient le temps du rendez-vous avec lui-même. Cette fois encore le nouveau roman de Jeanne Benameur accompagne un envol, observe le patient travail d’un être qui…

  • La petit fille sur la banquise (Adélaïde Bon)

    La petit fille sur la banquise (Adélaïde Bon)

    «  J’ai neuf ans. Un dimanche de mai, je rentre seule de la fête de l’école, un monsieur me suit. Un jour blanc.
    Après, la confusion.
    Année après année, avancer dans la nuit.
    Quand on n’a pas les mots, on se tait, on s’enferme, on s’éteint, alors les mots, je les ai cherchés. Longtemps. Et de mots en mots, je me suis mise à écrire. Je suis partie du dimanche de mai et j’ai traversé mon passé, j’ai confronté les faits, et phrase après phrase, j’ai épuisé la violence à force de la nommer, de la délimiter, de la donner à voir et à comprendre.
    Page après page, je suis revenue à la vie.  »

    A. B.

    Quand ses parents la trouvent en pleurs, mutique, Adélaïde ignore ce qui lui est arrivé. Ils l’emmènent au commissariat. Elle grandit sans rien laisser paraître, adolescente puis jeune femme enjouée. Des années de souffrance, de solitude, de combat.
    Vingt ans après, elle reçoit un appel de la brigade des mineurs. Une enquêtrice a rouvert l’affaire dite de l’électricien, classée, et l’ADN désigne un cambrioleur bien connu des services de police. On lui attribue 72 victimes mineures de 1983 à 2003, plus les centaines de petites filles qui n’ont pas pu déposer plainte.
    Au printemps 2016, au Palais de justice de Paris, au côté de 18 autres femmes, Adélaïde affronte le violeur en série qui a détruit sa vie.

    Avec une distance, une maturité et une finesse d’écriture saisissantes, Adélaïde Bon retrace un parcours terrifiant, et pourtant trop commun. Une lecture cruciale.

  • La place (Annie Ernaux)

    La place (Annie Ernaux)

    « Enfant, quand je m’efforçais de m’exprimer dans un langage châtié, j’avais l’impression de me jeter dans le vide.Une de mes frayeurs imaginaires, avoir un père instituteur qui m’aurait obligée à bien parler sans arrêt en détachant les mots. On parlait avec toute la bouche.Puisque la maîtresse me « reprenait », plus tard j’ai voulu reprendre mon père,…

  • La possibilité du jour (Emilie Houssa)

    La possibilité du jour (Emilie Houssa)

    Nice, 1947. Aurore Félix rêve d’une vie à elle, loin des contraintes familiales et bourgeoises. Elle décide d’échapper à son destin tout tracé en rejoignant Martin, un beau G.I., aux États-Unis d’Amérique, persuadée que seul le  » Nouvel Monde  » pourra lui offrir cet avenir fabuleux, plein de promesses de liberté.
    Seulement, une fois l’Atlantique traversé, Aurore déchante. Son fiancé ne l’a pas attendue. Abandonnée et sans repère, elle se refuse à faire demi-tour. Confrontée à ses peurs, ses espoirs déçus et une Amérique qu’elle ne connaissait pas, en pleine lutte pour les droits des femmes et pétrie de discriminations raciales, Aurore persiste pourtant : c’est ici qu’elle construira sa vie…

  • La princesse et lepangolin (Marc Lambron)

    La princesse et lepangolin (Marc Lambron)

    En plein désert, un géologue rencontre la princesse Greta. D’un ton farouche, elle lui ordonne : « Dessine-moi une chauve-souris ! » La princesse Greta vit sur une minuscule planète, intégralement bio. Mais des insectes menacent ses plants de quinoa et seule une chauve-souris peut les chasser avec une délicatesse écoresponsable. Avant de débarquer sur Terre, Greta a fait escale sur différents astéroïdes : l’astéroïde Charlie (Chaplin), l’astéroïde Ernesto (Guevara), l’astéroïde Frank (Sinatra), l’astéroïde, Karl (Lagerfeld), l’astéroïde Nelson (Mandela), l’astéroïde Janis (Joplin), l’astéroïde Albert (Einstein). À chaque fois, s’établit un échange drôle et piquant sur l’esprit d’enfance, le capitalisme, la révolution, la violence, le rock, la méchan­ceté des hommes, la nature. Jusqu’au jour où la princesse rencontre un pangolin, animal d’une sagesse antique, menacé par la race humaine, qui lui enseigne le langage du coeur et de l’amour…

  • La vie qui commence ( Adrien Borne)

    La vie qui commence ( Adrien Borne)

    Cet été-là, Gabriel, douze ans, est seul à la maison. Un bol de glace devant le tour de France, il admire Pantani attaquer l’Alpe d’Huez quand quelqu’un sonne. Planté sur le seuil, le mono au jogging rouge, celui de sa dernière colo. Mais Gabriel ne le fait pas entrer et referme la porte. Le  temps…

  • La vie secrète d'un cimetière (Benoît Gallot)

    La vie secrète d’un cimetière (Benoît Gallot)

    Chaque ville et chaque village a son cimetière. Mais avec ses 43 hectares, le Père-Lachaise, à Paris, est le site de tous les superlatifs. C’est le plus grand espace vert intra-muros et le cimetière le plus visité du monde. Parmi ses quelque 70 000 sépultures figurent celles de Molière, de Jean de La Fontaine, d’Édith…

  • Le barman du Ritz (Philippe Collin)

    Le barman du Ritz (Philippe Collin)

     » Ce livre raconte la France occupée et c’est brillant. » Le Parisien

     » Dans ce premier roman, historique evidemment, P.Collin trouve le ton et mieux encore. » La Tribune du Dimanche

     » P.Collin nous embarque, avec un indeniable talent de conteur, dans le quotidien d’un théâtre de masques. » Le Figaro

    Juin 1940. Les Allemands entrent dans Paris. Partout, le couvre-feu est de rigueur, sauf au grand hôtel Ritz. Avides de découvrir l’art de vivre à la française, les occupants y côtoient l’élite parisienne, tandis que derrière le bar oeuvre Frank Meier, le plus grand barman du monde.

    S’adapter est une question de survie. Frank Meier se révèle habile diplomate, gagne la sympathie des officiers allemands, achète sa tranquillité, mais aussi celle de Luciano, son apprenti, et de la troublante et énigmatique Blanche Auzello. Pendant quatre ans, les hommes de la Gestapo vont trinquer avec Coco Chanel, la terrible veuve Ritz, ou encore Sacha Guitry. Ces hommes et ces femmes, collabos ou résistants, héros ou profiteurs de guerre, vont s’aimer, se trahir, lutter aussi pour une certaine idée de la civilisation.

    La plupart d’entre eux ignorent que Meier, émigré autrichien, ancien combattant de 1914, chef d’orchestre de cet étrange ballet cache un lourd secret. Le barman du Ritz est juif.

  • Le bruit des silences (Valérie Gans)

    Le bruit des silences (Valérie Gans)

    Quadragénaire, fraîchement divorcée et élevant seule ses deux enfants à Paris, Lorraine s’occupe beaucoup de sa famille et pense très peu à elle. Lorsqu’elle rencontre Cyrille, un ami d’enfance, elle croit avoir enfin trouvé l’amour qui manquait à sa vie. Mais leur relation ne répond pas à ses attentes, et cet homme qu’elle pensait bien connaître lui échappe. Pour mieux savoir quelle femme et quelle mère elle veut être, Lorraine devra mettre à nu ses sentiments, ses espérances, mais aussi exhumer de lourds secrets familiaux dont sont détentrices les femmes de sa famille. Ainsi parviendra-t-elle peut-être à briser le cercle insidieux qui se répète de génération en génération… Une histoire de femmes d’aujourd’hui, d’amour et de transmission.

  • Le café sans nom (Robert Jeethaler)

    Le café sans nom (Robert Jeethaler)

    « Il y fait chaud, l’hiver les fenêtres ferment bien, on peut boire quelque chose et surtout on peut parler quand on en a besoin et se taire quand on en a envie. » Vienne, 1966. Les traces de la Seconde Guerre mondiale sont encore visibles partout mais, en cette fin d’été, la capitale autrichienne, en pleine reconstruction, bouillonne d’une énergie nouvelle. Robert Simon est lui aussi plein d’espoir. Il vient de prendre la gérance d’un café situé dans un faubourg populaire de la ville. Très vite, le « café sans nom » devient un refuge. Le succès est tel que Robert ne tarde pas à proposer à Mila, une jeune couturière tout juste licenciée par son usine, de venir le seconder. Ensemble, ils écoutent les clients partager leurs espoirs, raconter de vieilles blessures et noyer leurs peines de coeur dans l’alcool, tandis que, tout autour, petit à petit, le monde change…

  • Le chant de la rivière (Wendy Delorme)

    Le chant de la rivière (Wendy Delorme)

    Je suis l’eau qui charrie les larmes de Clara. La vapeur du souvenir au carreau de fenêtre lorsque tombe la nuit. Je suis les flocons de neige se posant sur leurs langues tirées haut vers le ciel, dans l’hiver cristallin. Je suis le ruisselet où elles marchaient pieds nus lorsque venait l’été. Je suis l’humidité entre leurs cuisses mêlées et au bout de leurs doigts, je suis le torrent de leurs âmes liquides, et la salive des mots qu’elles chuchotaient tout bas. Je suis la nuée, l’onde après le tonnerre qui noie toute la vallée sous un fracas d’éclairs, je suis leur joie grondante, je suis leur colère. Il faut bien qu’on m’entende, j’ai une histoire à dire, seul le vent me répond. Le vent a retenu le souvenir de Meni. »

    Dans ce roman envoûtant, Wendy Delorme nous plonge dans deux histoires d’amour qui se font écho à deux époques différentes, nous donnant à entendre la mémoire de vies minoritaires, dans un récit où les éléments, l’eau, le vent, les arbres et les pierres deviennent des personnages à part entière.

  • Le deuil de la mélancolie (Michel Onfray)

    Le deuil de la mélancolie (Michel Onfray)

    J’ai subi un infarctus quand je n’avais pas encore trente ans, un AVC quelque temps plus tard, puis un deuxième en janvier 2018. Nietzsche a raison de dire que toute pensée est la confession d’un corps, son autobiographie. Que me dit le mien avec ce foudroiement qui porte avec lui un peu de ma mort ?
    La disparition de ma compagne cinq ans en amont de ce récent creusement dans mon cerveau, qui emporte avec lui un quart de mon champ visuel, transforme mon corps en un lieu de deuil.  » Faire son deuil  » est une expression stupide, car c’est le deuil qui nous fait.
    Comment le deuil nous fait-il ? En travaillant un corps pour lequel il s’agit de tenir ou de mourir. Un lustre de mélancolie ou de chagrin porte avec lui ses fleurs du mal.
    Ce texte est la description du deuil qui me constitue. Faute d’avoir réussi son coup, la mort devra attendre. Combien de temps ? Dieu seul (qui n’existe pas) sait… Pour l’heure, la vie gagne. Ce livre est un manifeste vitaliste.
    M. O.

  • Le mari de la harpiste (Laurent Bénégui)

    Le mari de la harpiste (Laurent Bénégui)

    ous êtes-vous déjà approché d’une harpe ? L’instrument est magnifique, mélodieux, mais n’entre pas dans les ascenseurs, ne supporte ni le froid ni le chaud, coûte plus cher qu’une voiture, a plus de cordes qu’un régiment d’archers, plus de pédales qu’un peloton de cyclistes, et si vous n’en jouez pas tous les jours, vous perdez vos doigts. En toute franchise, une harpe, c’est le bazar dans votre vie. Mon problème, c’est que je suis tombé amoureux d’une harpiste…
    Avec un humour irrésistible et une tendresse contagieuse, ce roman revisite l’éternelle situation du triangle amoureux, sauf que cette fois, le rival possède quarante-sept cordes et sept pédales…