Roman & Fiction

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  • L'art de perdre (Alice Zeniter)

    L’art de perdre (Alice Zeniter)

    L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ? Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ? Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

  • L'assassin du genre humain (Tobie Nathan)

    L’assassin du genre humain (Tobie Nathan)

    Le lundi 18 mars 1946, au Palais de justice de Paris, s’ouvre le procès du docteur Marcel Petiot, accusé de vingt-sept assassinats mais dont il est permis de penser qu’il y en eût beaucoup d’autres. Prétendant appartenir à un réseau de résistants et faciliter l’évasion de familles juives, Petiot les dévalisait, les droguait, et les achevait dans le calorifère du 21 rue Le Sueur, où l’on retrouva les traces d’une dizaine de ses victimes. Ce procès ne fut pas seulement celui d’un criminel mystérieux, qui croyait aux forces du mal et à la puissance du Verbe, mais aussi celui d’une époque : la France de l’occupation, des délateurs et des profiteurs.
    De nos jours, à Paris. Jade, brillante étudiante, prépare une thèse de doctorat en criminologie sous la direction de l’ambigu professeur Nagral : « Personnalité et meurtres du docteur Marcel Petiot (1897-1946). » Jade, possédée par son sujet au point d’avoir des visions du passé comme du futur, est persuadée que Petiot est un idéologue en action, le sismographe d’une époque où la barbarie emporta tout sur son passage.
    Mais en a-t-on vraiment terminé avec l’horreur ? Est-ce que le passé peut resurgir ? Et les démons revenir hanter nos nuits ?

  • L'atelier des souvenirs (Anne Idoux- Thivet)

    L’atelier des souvenirs (Anne Idoux- Thivet)

    Lorsqu’elle hérite de la maison de sa grand-mère dans la Meuse, Alice décide de quitter sa vie de thésarde parisienne qui ne mène nulle part et de s’installer à la campagne. Elle se lance alors dans l’animation d’ateliers d’écriture dans deux maisons de retraite. Suzanne, Germaine, Jeanne, Élisabeth, Georges, Lucien… les anciens dont elle croise la route sont tous plus attachants les uns que les autres.
    Au fil des séances d’écriture, les retraités dévoilent des bribes de leur passé et s’attachent à la jeune femme, dont ils devinent la solitude. Bien décidée à lui redonner le sourire, la joyeuse bande de seniors se donne pour mission de l’aider à trouver l’amour !

  • L'attentat (Yasmina Khadra)

    L’attentat (Yasmina Khadra)

    Amine, chirurgien israélien d’origine palestinienne, a toujours refusé de prendre parti dans le conflit qui oppose son peuple d’origine et son peuple d’adoption, et s’est entièrement consacré à son métier et à sa femme, Sihem, qu’il adore. Jusqu’au jour où, au cœur de Tel Aviv, un kamikaze se fait sauter dans un restaurant, semant la mort et la désolation. Toute la journée, Amine opère les victimes de l’attentat, avec pour tout réconfort l’espoir de trouver le soir l’apaisement dans les bras de Sihem. Mais quand il rentre enfin chez lui, au milieu de la nuit, elle n’est pas là. C’est à l’hôpital, où le rappelle son ami Naveed, un haut fonctionnaire de la police, qu’il apprend la nouvelle terrifiante : non seulement il doit reconnaître le corps mutilé de sa femme mais on l’accuse elle,

  • L'aube à Birkenau ( David Teboul)

    L’aube à Birkenau ( David Teboul)

    Un témoignage poignant sur les camps de concentration, racontée par celle qui les a vécus.

     » La guerre avait fauché une génération. Nous étions effondrés. Mon oncle et ma tante avaient beau être médecins, ils ne possédaient plus rien. Leur clientèle avait disparu. Leur maison avait été pillée. Leurs économies avaient fondu. Le lendemain de mon arrivée à Paris, comme ils n’avaient ni argent ni vêtements à m’offrir, c’est une voisine qui m’a secourue avec une robe et des sous-vêtements.
    Il régnait dans la maison une atmosphère de désolation.
    Il n’y avait plus le moindre meuble. Les miroirs avaient été volés, à part ceux qui étaient scellés aux murs et que les pillards n’avaient pas pu emporter.
    Je faisais ma toilette matinale devant un miroir brisé par une balle. Mon image y apparaissait fissurée, fragmentée.
    J’y voyais un symbole.
    Nous n’avions rien à quoi nous raccrocher. Ma sœur Milou était gravement malade, mon oncle et ma tante avaient perdu le goût de vivre. Nous faisions semblant de vouloir continuer.  »

    Simone Veil raconte son enfance, sa déportation, et l’impact de cette épreuve dans sa vie.

  • L'aube sera grandiose ( Anne - Laure Bondoux)

    L’aube sera grandiose ( Anne – Laure Bondoux)

    Ce soir, Nine, seize ans, n’ira pas à la fête de son lycée. Titania, sa mère, en a décidé autrement. Elle embarque sa fille vers une destination inconnue, une cabane isolée, au bord d’un lac. Il est temps pour elle de lui révéler l’existence d’un passé soigneusement caché. Commence alors une nuit entière de révélations… Qui sont Octo, Orion et Rose-Aimé ? A qui appartient cette mystérieuse cabane ? Et ce vélo rouge, posé sous l’escalier ?

    Au fil d’un récit souvent drôle, parfois tragique et bouleversant, Nine découvre un étonnant roman familial.

    Quand l’aube se lèvera sur le lac, plus rien ne sera comme avant.

  • L'aurore (Pia Malaussène)

    L’aurore (Pia Malaussène)

    Quelque chose clochait dans notre famille et ses trébuchements successifs à n’en pas douter avaient eu raison d’Agnès. Si son effondrement pouvait ne pas être inutile, c’était à révéler quelle sorte de claudication nous faisait marcher de travers à chaque génération jusqu’à cette chute finale. J’étais sûre cette fois de captiver mon frère car j’étais convaincue que venait de se livrer, sinon la vérité, du moins l’alphabet qui allait ordonner et rendre donc lisible le fatras de nos expériences communes.

    La narratrice traverse toute la France en voiture pour rejoindre son frère dans le Sud : elle vient lui annoncer que leur petite sœur, Agnès, a été internée à Sainte-Anne. Mais il est difficile de parler avec lui, qui refuse toute complicité et passe son temps plongé dans son arbre généalogique… Le frère et la sœur n’ont rien en commun, sinon des souvenirs de leur enfance, en partie passée en Guyane, avec Agnès notamment…
    Que s’est-il véritablement passé dans ce vert paradis de la jungle guyanaise? Quel lourd secret de famille a provoqué la folie d’Agnès ?
    Dans ce premier roman, Pia Malaussène crée une ambiance oppressante, dense et inquiétante à l’image de la forêt équatoriale. Au cœur de laquelle elle laisse pourtant entrevoir des rais de lumière et une aurore possible…

  • L'autoportrait fait à Sarah Ikler (Yasmina Khadra)

    L’autoportrait fait à Sarah Ikler (Yasmina Khadra)

     » Sarah aurait tant aimé que son mari se réveille et qu’il la surprenne penchée sur lui, pareille à une étoile veillant sur son berger. Mais Driss ne se réveillerait pas. Restitué à lui-même, il s’était verrouillé dans un sommeil où les hantises et les soupçons se neutralisaient, et Sarah lui en voulait de se mettre ainsi à l’abri des tourments qui la persécutaient. Aucun ange ne t’arrive à la cheville, lorsque tu dors, mon amour, pensa-t-elle. Pourquoi faut-il qu’à ton réveil tu convoques tes vieux démons, alors qu’il te suffit d’un sourire pour les tenir à distance ?  »
    Couple comblé, Sarah et Driss Ikker mènent la belle vie à Tanger jusqu’au jour où l’outrage s’invite à leur table. Dès lors, Driss n’a plus qu’une seule obsession : identifier l’intrus qui a profané son bonheur conjugal.

  • L'autre (Andrée Chedid)

    L’autre (Andrée Chedid)

    C’est l’aube. L’air est doux comme duveté de lumière. Une main géante et molle recouvre encore la colline. Ils dorment. Ils dorment tous ! Et Simm, le vieux fou, insolent et heureux, rentre chez lui. Soudain, un volet claque ! La façade de l’hôtel Splendide s’illumine tout à coup d’un visage, beau comme un fils qui lui sourit. Leurs yeux se parlent. Leurs mains se lèvent. Rencontre fugitive, immense, joyeuse… Mais… Un cri, une secousse… La terre remue, gronde… La façade se contracte, ondule… Non ! Le visage disparaît… Dans la folie qui suit le tremblement de terre, Simm gesticule, crie, tires les sauveteurs par le bras. Là ! Il est là ! Il l’a vu ! Si beau à la fenêtre. Il est vivant ! Mais qui va le croire ? Et si personne ne le croit, qui va le sauver ?

  • L'autre qu'on adorait (Catherine Cusset)

    L’autre qu’on adorait (Catherine Cusset)

    « Quand tu penses à ce qui t’arrive, tu as l’impression de te retrouver en plein David Lynch. Blue Velvet, Twin Peaks. Une ville universitaire, le cadavre d’un garçon de vingt ans, la drogue, la police, une ravissante étudiante, une histoire d’amour entre elle et son professeur deux fois plus âgé : il y a toute la matière pour un scénario formidable. Ce n’est pas un film. C’est ta vie ». L’autre qu’on adorait fait revivre Thomas, un homme d’une vitalité exubérante qui fut l’amant, puis le proche ami de la narratrice, et qui s’est suicidé à trente-neuf ans aux Etats-Unis. Ce douzième roman de Catherine Cusset, où l’on retrouve l’intensité psychologique, le style serré et le rythme rapide qui ont fait le succès du Problème avec Jane, de La haine de la famille et d’Un brillant avenir, déroule avec une rare empathie la mécanique implacable d’une descente aux enfers.

  • L'écriture est une île (Lorraine Fouchet)

    L’écriture est une île (Lorraine Fouchet)

    Le nouveau roman feel-good et pétillant de Lorraine Fouchet

    En recevant cette invitation à animer un atelier d’écriture sur l’île bretonne de Groix, Alix hésite. Bien que romancière elle-même, elle ne se sent pas légitime à enseigner quoi que ce soit. Mais après tout, rien ici ne la retient – et Alix se jette à l’eau.
    Elle n’est pas la seule.
    Ils sont six à rejoindre l’atelier sur l’île. Six hommes et femmes de 20 à 86 ans, avec leurs peurs, leurs histoires, leurs secrets… Les mots leur viendront-ils ? Au fil des séances et des exercices imaginés par Alix, l’écriture devient leur île – leur groupe, un atoll… Quelques jours pour trouver sa voix parmi celles des autres et, ensemble, écrire un nouveau chapitre.

     » Lorraine Fouchet essaime ses origamis de vies dans le décor de l’île de Groix.  » Le Figaro littéraire

     » Une belle histoire d’amitié et de résilience.  » Ouest France

     » On s’attache à ses personnages finement campés, et son dynamisme fait un bien fou.  » Version Femina

  • L'embuscade (Emilie Guillaumin)

    L’embuscade (Emilie Guillaumin)

    Nuit d’août. Dans la chambre flotte le parfum de Cédric. Un mois et demi que ce soldat des forces spéciales est en mission et que Clémence attend son retour avec leurs trois garçons.
    Au petit matin, une délégation militaire sonne à la porte. L’adjudant Cédric Delmas est tombé dans une embuscade avec cinq de ses camarades.

  • L'empreinte (Alexandra Marzano Lesvenich)

    L’empreinte (Alexandra Marzano Lesvenich)

    Etudiante en droit à Harvard, Alexandria Marzano-Lesnevich est une farouche opposante à la peine de mort. Jusqu’au jour où son chemin croise celui d’un tueur emprisonné en Louisiane, Rick Langley, dont la confession l’épouvante et ébranle toutes ses convictions. Pour elle, cela ne fait aucun doute : cet homme doit être exécuté. Bouleversée par cette réaction viscérale, Alexandria ne va pas tarder à prendre conscience de son origine en découvrant un lien entre son passé, un secret de famille et cette terrible affaire qui réveille en elle des sentiments enfouis. Elle n’aura alors cesse d’enquêter inlassablement sur les raisons profondes qui ont conduit Langley à commettre ce crime épouvantable.

    Dans la lignée de séries documentaires comme Making a Murderer, ce récit au croisement du thriller, de l’autobiographie et du journalisme d’investigation, montre clairement combien la loi est quelque chose d’éminemment subjectif, la vérité étant toujours plus complexe et dérangeante que ce que l’on imagine. Aussi troublant que déchirant.

  • L'enfant céleste (Maud Simonnot)

    L’enfant céleste (Maud Simonnot)

    Sensible, rêveur, Célian ne s’épanouit pas à l’école. Sa mère Mary, à la suite d’une rupture amoureuse, décide de partir avec lui dans une île légendaire de la mer Baltique. C’est là en effet qu’à la Renaissance, Tycho Brahe – astronome dont l’étrange destinée aurait inspiré Hamlet – imagina un observatoire prodigieux depuis lequel il redessina entièrement la carte du Ciel. En parcourant les forêts et les rivages de cette île préservée où seuls le soleil et la lune semblent diviser le temps, Mary et Célian découvrent un monde sauvage au contact duquel s’effacent peu à peu leurs blessures. Porté par une écriture délicate, sensuelle, ce premier roman est une ode à la beauté du cosmos et de la nature. L’Enfant céleste évoque aussi la tendresse inconditionnelle d’une mère pour son fils, personnage d’une grande pureté qui donne toute sa lumière au roman.

  • L'enfant de sable (Tahar Ben Jelloun)

    L’enfant de sable (Tahar Ben Jelloun)

    * L’enfant de sable – Alors, j’ai décidé que la huitième naissance serait une fête, la plus grande des cérémonies, une joie qui durerait sept jours et sept nuits. Tu seras une mère, une vraie mère, tu seras une princesse, car tu auras accouché d’un garçon. L’enfant que tu mettras au monde sera un mâle, ce sera un homme. Il s’appellera Ahmed même si c’est une fille! J’ai tout arrangé, j’ai tout prévu. On fera venir Lalla Radhia, la vieille sage-femme; elle en a pour un an ou deux, et puis je lui donnerai l’argent qu’il faut pour qu’elle garde le secret… »

    Ainsi le pacte fut scellé! La femme ne pouvait qu’acquiescer. Elle obéit à son mari, comme d’habitude, mais se sentit cette fois-ci concernée par une action commune. Elle était enfin dans une complicité avec son époux. Sa vie allait avoir un sens; elle était embarquée dans le navire de l’énigme qui allait voguer sur des mers lointaines et insoupçonnées.

    * La nuit sacrée – «Rappelez-vous! J’ai été une enfant à l’identité trouble et vacillante. J’ai été une fille masquée par la volonté d’un père qui se sentait diminué, humilié parce qu’il n’avait pas eu de fils. Comme vous le savez, j’ai été ce fils dont il rêvait. Le reste, certains d’entre vous le connaissent; les autres en ont entendu des bribes ici ou là. Ceux qui se sont risqués à raconter la vie de cet enfant de sable et de vent ont eu quelques ennuis: certains ont été frappés d’amnésie; d’autres ont failli perdre leur âme. On vous a raconté des histoires. Elles ne sont pas vraiment les miennes. Même enfermée et isolée, les nouvelles me parvenaient. Je n’étais ni étonnée ni troublée. Je savais qu’en disparaissant je laissais derrière moi de quoi alimenter les contes les plus extravagants. Mais, comme ma vie n’est pas un conte, j’ai tenu à rétablir les faits et vous livrer le secret gardé sous une pierre noire dans une maison aux murs hauts au fond d’une ruelle fermée par sept portes.»

  • L'enfant multiple ( Andrée Chedid)

    L’enfant multiple ( Andrée Chedid)

    Tout courait vers le froid, vers la violence, vers la mort. Tout filait vers l’été, vers la paix, vers la vie. Tournant, tournoyant sans fin, le Manège poursuivait sa ronde. Fils d’un musulman d’Égypte et d’une chrétienne libanaise, petit-fils d’un troubadour, Omar-Jo est un enfant heureux. Mais il habite Beyrouth où, en 1987, les hommes se font la guerre. Un beau dimanche ensoleillé, devant la porte de sa maison… l’explosion. Assourdissante, meurtrière, elle lui arrache plus que la vie. Ses parents. Son bras. Pourtant, l’enfant qui quitte le Liban revendique l’espoir et l’imaginaire. À Paris, il rencontre Maxime, le forain au manège usé par le temps et la mélancolie de son propriétaire. Omar-Jo rendra alors toute leur magie aux chevaux de bois, comme il insufflera à Maxime la force nécessaire au rêve et au bonheur, à la jeunesse et à l’amour.