Roman & Fiction

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  • Je viens (Emmanuelle Bayamack)

    Je viens (Emmanuelle Bayamack)

    Je viens vérifie la grande leçon baudelairienne, à savoir que le monde ne marche que sur le malentendu.
    Je viens mouline les sujets qui fâchent, le racisme qui a la vie dure, la vieillesse qui est un naufrage, la famille qui est tout sauf un havre de paix.
    Je viens illustre les lois ineptes de l’existence et leurs multiples variantes : l’amour n’est pas aimé, le bon sens est la chose du monde la moins partagée, les adultes sont des enfants, les riches se reproduisent entre eux et prospèrent sur le dos des pauvres, etc.
    Mais pour accablante qu’elle soit, la réalité devrait pouvoir s’écrire sans acrimonie, dans une langue qui serait celle de la farce ou du vaudeville : Je viens, c’est aussi la proclamation par Charonne de sa volonté de redresser les torts, de parler contre les lois ineptes et de faire passer sur le monde comme un souffle de bienveillance qui en dissiperait la léthargie et les aigreurs.

  • Je voulais vivre (Adélaïde de Clermont- Tonnerre)

    Je voulais vivre (Adélaïde de Clermont- Tonnerre)

    Par une nuit glaciale, le père Lamandre recueille une fillette de six ans venue frapper avec insistance à sa porte. L’enfant aux yeux admirables tremble de froid et de faim. Elle a les pieds en sang dans ses souliers à boucles d’argent, mais refuse de répondre aux questions qui lui sont posées. Le vieux prêtre ne saura que son prénom : Anne. Vingt ans plus tard, Anne est devenue Lady Clarick. Richissime, courtisée, elle a l’oreille des grands et le cardinal de Richelieu ne jure que par elle. Pourtant, dans l’ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature : elle se nomme Milady.
    Voici venu le temps d’écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice. Ce roman inoubliable, écrit d’une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires.
    Magnifique portrait d’une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d’hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat – jusqu’à la transgression ultime – pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.

  • Je vous dédie mon silence (Mario Vargas Llossa)

    Je vous dédie mon silence (Mario Vargas Llossa)

    La foule est incontestablement l’une des chansons les plus connues d’Édith Piaf. On ignore souvent cependant qu’elle est en réalité la version française d’une valse péruvienne composée à Lima dans les années trente. Mario Vargas Llosa, qui a toujours aimé les musiques traditionnelles de son pays, entreprend de nous raconter ici l’histoire de ce genre de valse si particulier, ainsi que d’autres formes musicales du Pérou métis. Et pour ce faire, il imagine, en romancier, un personnage assez fou mais très attachant : le musicologue Toño Azpilcueta. Celui-ci, qui croit tout savoir sur la musique péruvienne, écoute lors d’une soirée où il est invité un jeune guitariste qui bouleverse son existence : Lalo Molfino. Jamais personne n’avait joué les mélodies andines comme lui ; jamais personne n’avait exprimé avec autant de précision les nuances de l’âme profonde du Pérou. Or, ce prodige meurt trop tôt et Toño, désespéré, se lance dans une enquête passionnante, qui le mène jusqu’aux confins des Andes, à la recherche des origines de Lalo Molfino et du mystère qui l’entoure. Alternant le récit des aventures du musicologue et de courts extraits du livre qu’il est en train d’écrire, Mario Vargas Llosa nous offre un dernier roman émouvant, très documenté et fort animé. Au fil des chapitres, la narration nous emporte dans une spirale, comme la valse péruvienne, et nous fait partager le rêve de voir tout un pays enfin réconcilié grâce au pouvoir de la musique populaire.

  • Journal d'un corps (Daniel Pennac)

    Journal d’un corps (Daniel Pennac)

    Mercredi 18 novembre 1936 Je veux écrire le journal de mon corps parce que tout le monde parle d’autre chose. (13 ans, 1 mois, 8 jours) Jeudi 10 janvier 1974 Si je devais rendre ce journal public, je le destinerais d’abord aux femmes. En retour, j’aimerais lire le journal qu’une femme aurait tenu de son corps. Histoire de lever un coin du mystère. En quoi consiste le mystère ? En ceci par exemple qu’un homme ignore tout de ce que ressent une femme quant au volume et au poids de ses seins, et que les femmes ne savent rien de ce que ressentent les hommes quant à l’encombrement de leur sexe. (50 ans et 3 mois) Lundi 26 juillet 2010 Nous sommes jusqu’au bout l’enfant de notre corps. Un enfant déconcerté. (86 ans, 9 mois, 16 jours)

  • Journal d'un libraire qui ne croyait plus aux histoires (Le libraire qui se cache)

    Journal d’un libraire qui ne croyait plus aux histoires (Le libraire qui se cache)

    Lorsque Vivian arrive au village pour ouvrir une librairie, chacun y va de son commentaire : pourquoi choisir ce coin charmant mais désert, où l’on préfère les rumeurs aux page-turners ? Pour le savoir, il faudra repasser. Vivian a un talent assez relatif pour la discussion. Et pour les conseils. À vrai dire, il aurait préféré ne plus jamais avoir affaire à un livre. Mais quand il s’est retrouvé malgré lui avec des centaines d’ouvrages sur les bras, il s’est juré de les vendre jusqu’au dernier. Le plus vite sera le mieux. Alors Vivian a un plan qui repose sur de vieux carnets, un peu d’improvisation et le moins d’interactions sociales possible. Qu’importe si une ado avide de lecture campe près du comptoir. Qu’importe si un gentil retraité vient chaque jour troquer une part de gâteau de riz contre un peu de compagnie. Le plan de Vivian est infaillible. Jusqu’à ce que l’histoire qu’il fuyait depuis toujours revienne réclamer sa fin.

  • Journal pauvre ( Frédérique Germanaud)

    Journal pauvre ( Frédérique Germanaud)

    Tenu pendant une année sabbatique, Journal pauvre interroge ce qu’est subsister sans salaire et se consacrer à l’écriture. Cueillette, glanage, troc, affût des bonnes occasions : une économie de la main à la main s’organise, pour que vivre ne soit pas seulement survivre et que cette expérience de pauvreté soit libre et sereine.
    Ce journal à durée limitée s’achève sur la décision de quitter définitivement le monde du travail salarié et un modèle économique imposé, ouvrant ainsi sur la possibilité de renouveler ce qui fut au départ une tentative d’habiter autrement le monde.

  • Jours barbares (William Finnegan)

    Jours barbares (William Finnegan)

    Le surf ressemble à Un sport, un passe-temps. Pour ses initiés, c’est bien plus : une addiction merveilleuse, une initiation exigeante, un art de vivre. Elevé en Californie et à Hawaï, William Finnegan a commencé le surf enfant. Après l’université, il a traqué les vagues aux quatre coins du monde, errant des îles Fidji à l’Indonésie, des plages bondées de Los Angeles aux déserts australiens, des townships de Johannesburg aux falaises de l’île de Madère. D’un gamin aventureux, passionné de littérature, il devint un écrivain, un reporter de guerre pour le New Yorker. À travers ses mémoires, il dépeint une vie à contre-courant, à la recherche d’une autre voie, au-delà des canons de la réussite, de l’argent et du carriérisme ; et avec une infinie pudeur se dessine le portrait d’un homme qui aura trouvé dans son rapport à l’océan une échappatoire au monde et une source constante d’émerveillement. Ode à l’enfance, à l’amitié et à la famille, Jours Barbares formule une éthique de vie, entre le paradis et l’enfer des vagues, où l’océan apparaît toujours comme un purgatoire. Un livre rare dont on ne ressort pas tout à fait indemne, entre Hell’s Angels de Hunter S. Thompson et Into The Wild de Jon Krakauer.

  • Juste le temps de vivre ( Yann Liotard)

    Juste le temps de vivre ( Yann Liotard)

    Qui connait encore Robert Lynen, le tout jeune acteur de Poil de carotte ?

    Qui connait encore Robert Lynen, le tout jeune acteur de Poil de carotte ?
    Georges Perec assurément qui lui trouva une place parmi ses Je me souviens.
    Enfant star du cinéma français dès 1932, il connaitra la gloire au côté de Louis Jouvet ou dans les films de Duvivier avant de s’engager dans la résistance à l’âge de vingt ans. Figure de l’ombre, il prendra le surnom de L’Aiglon en intégrant L’Alliance, grand réseau de résistance et le seul dirigé par une femme Marie-Madeleine Fourcade.

    Capturé par les Allemands, torturé durant des mois, victime de sévices et de privations, il restera silencieux et jamais ne trahira ses camarades. Fusillé un 1er avril, en 1944, il meurt à vingt-deux ans. Ses obsèques nationales auront lieu un 24 décembre, trois ans plus tard.

    Yann Liotard fait ressurgir cette figure d’exception dans un livre empreint d’une affection toute particulière : c’est un hymne à la jeunesse, au courage et à la liberté.

  • Kafka sur le rivage (Haruki Murakami)

    Kafka sur le rivage (Haruki Murakami)

  • Kilomètre zéro (Maud Ankaoua)

    Kilomètre zéro (Maud Ankaoua)

    Maëlle, directrice financière d’une start-up en pleine expansion, n’a tout simplement pas le temps pour les rêves. Mais quand sa meilleure amie, Romane, lui demande un immense service – question de vie ou de mort -, elle accepte malgré elle de rejoindre le Népal. Elle ignore que l’ascension des Annapurnas qu’elle s’apprête à faire sera aussi le début d’un véritable parcours initiatique. Au cours d’expériences et de rencontres bouleversantes, Maëlle va apprendre les secrets du bonheur profond et transformer sa vie. Mais réussira-t-elle à sauver son amie ? Passionnée par les relations humaines, Maud Ankaoua signe un premier roman riche d’enseignements et rempli d’espoir. Il changera pour toujours notre compréhension des autres et nous rappelle l’essentiel de la vie.
  • Kukum (Michel Jean)

    Kukum (Michel Jean)

    Almanda a 15 ans quand elle tombe amoureuse de Thomas, jeune Innu de l’immense lac Pekuakami. Orpheline québécoise d’origine irlandaise, elle quitte les siens pour le suivre dans cette existence nomade, brisant bientôt les carcans imposés aux femmes autochtones pour apprendre la chasse et la pêche. Ancré dans une nature omniprésente, sublime et très vite menacée, son destin se mêle alors à celui, tragique, d’un peuple ancestral à la liberté entravée.

  • L'affaire Alaska Sanders ( Joël Dicker)

    L’affaire Alaska Sanders ( Joël Dicker)

    Élucider le mystère
    Avril 1999. Mount Pleasant, une paisible bourgade du New Hampshire, est bouleversée par un meurtre. Le corps d’une jeune femme, Alaska Sanders, est retrouvé au bord d’un lac. L’enquête est rapidement bouclée, la police obtenant les aveux du coupable et de son complice.
    Onze ans plus tard, l’affaire rebondit. Le sergent Perry Gahalowood, persuadé d’avoir élucidé le crime à l’époque, reçoit une troublante lettre anonyme. Et s’il avait suivi une fausse piste ?

  • L'affaire Alaska Sanders (Joël Dicker)

    L’affaire Alaska Sanders (Joël Dicker)

    La suite de Harry Quebert

    Avril 1999. Mount Pleasant, une paisible bourgade du New Hampshire, est bouleversée par un meurtre. Le corps d’une jeune femme, Alaska Sanders, est retrouvé au bord d’un lac. L’enquête est rapidement bouclée, la police obtenant les aveux du coupable et de son complice.
    Onze ans plus tard, l’affaire rebondit. Le sergent Perry Gahalowood, de la police d’État du New Hampshire, persuadé d’avoir élucidé le crime à l’époque, reçoit une troublante lettre anonyme. Et s’il avait suivi une fausse piste ?
    L’aide de son ami l’écrivain Marcus Goldman, qui vient de remporter un immense succès avec La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, inspiré de leur expérience commune, ne sera pas de trop pour découvrir la vérité.

  • L'affaire Alaska Sanders (Joël Dicker)

    L’affaire Alaska Sanders (Joël Dicker)

    La suite de Harry QuebertAvril 1999. Mount Pleasant, une paisible bourgade du New Hampshire, est bouleversée par un meurtre. Le corps d’une jeune femme, Alaska Sanders, est retrouvé au bord d’un lac. L’enquête est rapidement bouclée, la police obtenant les aveux du coupable et de son complice.
    Onze ans plus tard, l’affaire rebondit. Le sergent Perry Gahalowood, de la police d’État du New Hampshire, persuadé d’avoir élucidé le crime à l’époque, reçoit une troublante lettre anonyme. Et s’il avait suivi une fausse piste ?
    L’aide de son ami l’écrivain Marcus Goldman, qui vient de remporter un immense succès avec La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, inspiré de leur expérience commune, ne sera pas de trop pour découvrir la vérité.

  • L'âge de détruire (Pauline Peyrade)

    L’âge de détruire (Pauline Peyrade)

    J’entends ma mère qui entre dans la chambre. Ses pas sont lents. Elle marche sur la pointe des pieds. Elle effleure les barreaux de l’échelle, suit le bord de la couchette du haut jusqu’au milieu du matelas. Je me terre dans l’angle. Elle grimpe sur le rebord du lit, plie son coude autour de la barrière, elle se tient, le corps tendu dans le vide. Je sens ses yeux, ils scrutent les reliefs à travers le garde-corps ajouré. Elle tâte la couette à ma recherche. Quand elle me trouve, ses doigts se referment, ils tentent d’identifier leur prise. Une masse de cheveux, une fesse, un talon. Sa main s’arrête sur mon épaule. Elle reste là, sans bouger.

  • L'aile des vierges (Laurence Peyrin)

    L’aile des vierges (Laurence Peyrin)

    Angleterre, avril 1946. La jeune femme qui remonte l’allée de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le cœur lourd. Car aujourd’hui, Maggie Fuller, jeune veuve au fort caractère, petite-fille d’une des premières suffragettes, fille d’une sage-femme féministe, entre au service des très riches Lyon-Thorpe. Elle qui rêvait de partir en Amérique et de devenir médecin va s’installer dans une chambre de bonne. Difficile d’intégrer la petite armée de domestiques pour la jeune femme cultivée et émancipée. Mais elle va découvrir qu’elle n’est pas la seule à se sentir prise au piège à Sheperd House et qu’elle est au début d’un long chemin passionnel vers la liberté.
    La vie de Maggie est un mélange de Out of Africa, Raison et sentiments et Downton Abbey. Béatrice Leroux, Librairie Gibert