Roman & Fiction

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  • Riquet à la houppe (Amélie Nothomb)

    Riquet à la houppe (Amélie Nothomb)

    « L’art a une tendance naturelle à privilégier l’extraordinaire. »

  • Roman de gare (Philibert de Humm)

    Roman de gare (Philibert de Humm)

    « Les aventuriers, trop souvent, se cherchent des prétextes. Ils veulent tailler dans la jungle avec un coupe-coupe, alors ils s’inventent une sous-espèce de fougère à herboriser ; ou bien prétendent sensibiliser les consciences au réchauffement climatique rien que pour traverser la banquise en chiens de traîneau… La bonne blague. Avec Simon, je n’ai pas honte de l’avouer, on voulait juste partir. Partir et rêver, qui sont mes occupations préférées avec la lecture de Kropotkine et les mots fléchés. » Deux hommes, une gare, un train. Un roman qui part en retard, s’arrête sur les voies et finit en eau de boudin.

  • Roman de plages (Arnaud Cathrine)

    Roman de plages (Arnaud Cathrine)

    « Une séparation, ce n’est rien. Et c’est toute une vie. » Ces mots, Raphaël les a accueillis comme une consolation. Sans doute aussi comme l’impulsion qu’il lui fallait pour arrêter de croire qu’il était irrémédiablement brisé. Certes, il n’a pas vécu une tragédie mais quand même : Anna l’a quitté après vingt ans passés ensemble. Une épreuve à fragmentations qui l’a laissé longtemps à terre. Mais après ? Raphaël prend la mesure de tout ce qu’il va falloir réinventer, sans elle. D’abord, où habiter, à présent qu’Anna conserve l’appartement familial et que leur fille part étudier à Toulouse ? Tout est possible. Et comme rien ne s’impose ni ne presse, il décide de s’exiler en faisant le tour des littoraux français, avec l’intuition que la fréquentation quotidienne des rivages, leur beauté puissante pourraient réveiller la vie en lui. Ce sera La Grande-Motte, Arcachon, Bénerville-sur-mer et Préfailles. Avec, comme imprévues au voyage, des rencontres qu’il n’aurait jamais faites du temps d’Anna. Roman de plages est le récit d’une traversée intime et existentielle, celle d’un homme qui saisit ce moment où, après l’effondrement, s’esquisse enfin un retour au monde, le beau monde du vivant et des vivants.

  • Ru (Kim Thuy)

    Ru (Kim Thuy)

    Une femme voyage à travers le désordre des souvenirs: l’enfance dans sa cage dorée à Saigon, l’arrivée du communisme dans le Sud-Vietnam apeuré, la fuite dans le ventre d’un bateau au large du golfe de Siam, l’internement dans un camp de réfugiés en Malaisie, les premiers frissons dans le froid du Québec. Récit entre la guerre et la paix, Ru dit le vide et le trop-plein, l’égarement et la beauté. De ce tumulte, des incidents tragicomiques, des objets ordinaires émergent comme autant de repères d’un parcours. En évoquant un bracelet en acrylique rempli de diamants, des bols bleus cerclés d’argent, Kim Thúy restitue le Vietnam d’hier et d’aujourd’hui avec la maîtrise d’un grand écrivain.

  • Rue des pâquerettes (Mehdi Charef)

    Rue des pâquerettes (Mehdi Charef)

    1962. Un hiver terrible enserre les bidonvilles de Nanterre. La Seine est gelée. C’est donc cela la France, cette terre d’accueil dont son père lui a tant parlé ? Le froid partout, les regards en biais, les chantiers pour horizon – l’usine, au mieux ? À l’école des Pâquerettes, on doute qu’un petit Algérien de 10 ans, tout juste déraciné, puisse rattraper son retard et rêver mieux. C’est compter sans les livres, le cinéma du quartier et le pouvoir des mots…

     » Un récit bouleversant : des éclats de souvenirs, d’impressions, d’odeurs, de sentiments cuisants ou attendrissants s’échappent en de brefs chapitres, au pouvoir d’évocation hors pair. « 

  • S'abandonner (Isabelle Besesquelle)

    S’abandonner (Isabelle Besesquelle)

    Mettant fin à un mariage calamiteux, Claire s’envole pour le Sahara. Aït, descendant des hommes bleus depuis que le désert est désert, va la guider jusqu’où elle ne croyait pas aller. Alors qu’ils traversent les Ajjers et ses paysages grandioses, leur passé pourrait bien les séparer ou les unir à jamais. Loin du bruit du monde ils ont sept jours pour s’avouer ce qu’ils sont.

     » Tout est lumière, couleur, chaleur. Les thèmes chers à l’auteure sont là : exploration des sentiments, poids des souvenirs, l’enfance, ces failles qui jalonnent notre vie et nous construisent.  » Nathalie Kodal – Librairie Antoine, Versailles

     » On retrouve son talent pour semer les indices, nous laisser croire que nous avons tout saisi et réussir à nous surprendre encore. « 

  • Sacrifice (Joyce Carol Oates)

    Sacrifice (Joyce Carol Oates)

    1987, dans un quartier noir délabré du New jersey, une mère cherche partout sa fille, Sybilla, disparue depuis trois jours. L’adolescente sera retrouvée ligotée, le corps barbouillé d’excréments et d’injures racistes, dans les sous-sols d’une vieille usine abandonnée. Emmenée aux urgences, elle accuse des « flics blancs » de l’avoir enlevée, battue et violée. Ce terrible acte de violence choque profondément sa communauté et exacerbe les tensions raciales bouillonnant depuis des décennies. Un pasteur et son frère, avocat militant des droits civiques, récupèrent l’affaire qu’ils exploitent au mieux de leurs intérêts ; imités rapidement par le Prince noir, leader du Royaume de l’islam, plus redoutable encore. La vérité n’importe guère à ces leaders religieux, les médias s’en soucient tout aussi peu, et pourtant les faits se révèlent de plus en plus troubles. Dans un choeur de voix et de points de vue des enquêteurs aux médias en passant par la victime et sa famille, l’auteure offre une compréhension des mécanismes du pouvoir et de l’oppression, de l’innocence et de la culpabilité, de la vérité et du spectacle médiatique, de la justice et du châtiment. S’inspirant d’un fait divers, Joyce Carol Oates explore les lignes de faille d’une société toujours troublée par la question de la race et signe un roman profond et incendiaire.

  • SamouraÏ (Fabrice Caro)

    SamouraÏ (Fabrice Caro)

    « TU VEUX PAS ÉCRIRE UN ROMAN SÉRIEUX ? » a conseillé Lisa à Alan, avant de le quitter pour un universitaire spécialiste de Ronsard. Depuis, Alan cherche un sujet de « roman sérieux ». Il veut profiter de l’été qui commence pour se plonger avec la discipline d’un guerrier samouraï dans l’écriture d’un livre profond et poignant. Ça et aussi s’occuper de la piscine des voisins partis en vacances. Or bientôt l’eau du bassin se met à verdir, de drôles d’insectes appelés notonectes se multiplient à la surface…Il y a chez Fabrice Caro une grâce douce-amère, une façon unique et désopilante de raconter l’absurde de nos vies.

  • Sarah, Suzanne et l'écrivain (Eric Reinhardt)

    Sarah, Suzanne et l’écrivain (Eric Reinhardt)

    Sarah a confié l’histoire de sa vie à un écrivain qu’elle admire, afin qu’il en fasse un roman. Dans ce roman, Sarah s’appelle Susanne. Au départ de ce récit, Susanne ne se sent plus aimée comme autrefois. Chaque soir, son mari se retire dans son bureau, la laissant seule avec leurs enfants. Dans le même temps, elle s’aperçoit qu’il possède soixante-quinze pour cent de leur domicile conjugal. Troublée, elle demande à son époux de rééquilibrer la répartition et de se montrer plus présent, en vain. Pour l’obliger à réagir, Susanne lui annonce qu’elle va vivre ailleurs quelque temps. Cette décision provoquera un enchaînement d’événements aussi bouleversants qu’imprévisibles… Réflexion sur le lien troublant et mystérieux qui peut apparaître entre lecteurs et écrivains, ce roman puissant, porté par la beauté de son écriture, fait le portrait d’une femme qui cherche à être à sa juste place, quelque périlleux que puisse être le chemin qui y mène.

  • Saturne (Sarah Chiche)

    Saturne (Sarah Chiche)

    Sa fille est encore un bébé quand Harry meurt à 34 ans dans des circonstances tragiques. Il est issu d’une grande lignée de médecins contraints à l’exil au moment de l’indépendance de l’Algérie, et qui ont rebâti un empire médical en France. L’aîné, Armand, mettra ses pas dans ceux de sa famille. Mais la passion de Harry pour une femme à la beauté incendiaire fera voler en éclats les reliques d’un royaume où l’argent coule à flots. Saturne dépeint le crépuscule d’un monde et de ses dieux. C’est aussi un roman sur l’épreuve de nos deuils, et une grande histoire d’amour : celle d’une enfant guettée par la folie et la mort, mais qui est devenue écrivain parce que, une nuit, elle en avait fait la promesse au fantôme de son père.

  • Sauvage (Julia Kerninon)

    Sauvage (Julia Kerninon)

    ​A Rome, Ottavia Selvaggio a décidé à quinze ans d’être maîtresse de son destin.

    Ni ses histoires d’amour, ni le mariage, ni même la maternité ne la font dévier de sa route. Pendant que son mari s’occupe de leurs enfants, elle invente dans son restaurant une cuisine qui ne doit rien à personne. En robe noire et sans frémir, Ottavia avance droit, jusqu’au jour où un homme surgit du passé avec un aveu qui la pousse à douter de ses décisions. Comment être certaine d’avoir choisi sa vie ?
    Le désir a-t-il une fin ?

  • Se résoudre aux adieux (Philippe Besson)

    Se résoudre aux adieux (Philippe Besson)

    Lorsque l’homme qu’elle aime la quitte pour une autre femme, Louise décide de fuir Paris. Mais ni le voyage ni l’exotisme de Cuba ne suffisent à dissiper son chagrin, à détourner ses pensées de son amant. Afin de garder un contact avec lui, aussi dérisoire et masochiste soit-il, Louise décide alors de lui écrire une série de lettres, comme on lance des bouteilles à la mer. Depuis La Havane, New York, Venise, l’Orient Express et même Paris où s’achève son exil, naît une correspondance à une voix, implacablement honnête et poignante. S’y succèdent souvenirs des temps heureux, prémisses de la rupture, déchirement de l’abandon, désespoir de la solitude. Bientôt, l’évidence s’impose à Louise : la véritable destinataire de ces lettres n’est autre qu’elle-même. Tout au long de ce processus, se dessine alors la possibilité d’une guérison… Philippe Besson aime à s’imposer des contraintes formelles pour donner un cadre à ses fictions. En se réappropriant le genre du roman épistolaire, il fait de chaque lettre une méditation sur l’amour, le couple, le manque de l’absent, la solitude nécessaire à la reconstruction de soi… Et démontre que tout travail de deuil passe nécessairement par les mots. Au style singulier de Besson, tout à la fois dense et lyrique, s’ajoute l’admirable capacité à épouser une sensibilité féminine. Par ce roman optimiste, l’auteur d’Un instant d’abandon rompt volontairement avec la noirceur de ses derniers écrits.
  • Se taire ( Mazarine Pingeot)

    Se taire ( Mazarine Pingeot)

    Avec pour seule expérience ses vingt ans et son talent de photographe, Mathilde est envoyée par un grand magazine chez une sommité du monde politique, récemment couronnée du prix Nobel de la paix. Quand l’homme, à la stature et à la personnalité imposantes, s’approche d’elle avec de tout autres intentions que celle de poser devant son appareil, Mathilde est tétanisée, incapable de réagir. Des années plus tard, une nouvelle épreuve la renvoie à cet épisode de son passé, exigeant d’elle qu’elle apprenne une fois pour toutes à dire non. Dans ce roman sombre et puissant, tendu comme un thriller, Mazarine Pingeot continue d’explorer les thèmes qui lui sont chers : le poids du secret, le scandale, l’opposition entre les valeurs familiales et individuelles… En mettant en miroir deux instantanés de la vie d’une femme contrainte au silence par son éducation et son milieu, elle démonte les mécanismes psychologiques de répétition et de domination, en même temps qu’elle construit une intrigue passionnante.

  • Sentinelle de la pluie (Tatiana de Rosnay)

    Sentinelle de la pluie (Tatiana de Rosnay)

    Sentinelle de la pluie est un roman d’une rare intensité dramatique où Tatiana de Rosnay déploie une tension psychologique magnifiée par un cadre apocalyptique renversant. Elle fait surgir de l’ordinaire bouleversé, l’insubmersible pouvoir de l’amour et de la rédemption.La famille Malegarde est réunie à Paris pour fêter les 70 ans de Paul, le père, arboriste de renommée internationale. Sa femme Lauren prépare l’événement depuis deux ans, alors qu’importe les pluies diluviennes qui s’abattent sur la Ville Lumière et contrarient les retrouvailles. Mais Linden, le fils cadet, photographe charismatique, pressent que la redoutable crue de la Seine n’est pas la plus grande menace qui pèse sur l’unité de sa famille. Les secrets enfouis déferlent sous le ciel transpercé par les flots…

  • Serge (Yasmina Reza)

    Serge (Yasmina Reza)

    « Chez ma mère, sur sa table de chevet, il y avait une photo de nous trois rigolant enchevêtrés l’un sur l’autre dans une brouette. C’est comme si on nous avait poussés dedans à une vitesse vertigineuse et qu’on nous avait versés dans le temps. »

  • Serge (Yasmina Reza)

    Serge (Yasmina Reza)

    « En début d’année, Serge s’était rendu en Suisse pour faire une cure de bouillon. Harcelé par Valentina pour changer de corps, il avait accepté une retraite dans une clinique de médecine intégrative sur le lac de Vaar. Là, humant l’air du Waponitzberg sur sa terrasse panoramique et carrelée, engoncé dans une pelisse de mouton et ceint d’une couverture, il entamait à prix d’or son repos digestif (autrefois dit jeûne) par un bouillon de légumes et une eau minérale. Le lendemain, le bouillon disparaissait du protocole et ne lui restait que l’eau et la tisane aromatique à volonté. Une impression de malheur l’avait assailli. »