Roman & Fiction

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  • N'oublie pas les fleurs (Genki Kawamura)

    N’oublie pas les fleurs (Genki Kawamura)

    Se souvenir des belles choses…

    Que fait-elle là, toute seule, sur sa balançoire ? Alors qu’Izumi, comme à chaque Nouvel An, vient rendre visite sa mère, c’est au milieu du parc voisin qu’il la trouve, déboussolée… Tout à son travail et à son enfant à naître, le jeune homme n’y prend pas garde au premier abord. Avant de se rendre à l’évidence : Yuriko, qui l’a élevée seule, perd peu à peu la mémoire… Les médecins confirment qu’elle est atteinte d’Alzheimer. Dès lors, toutes ces choses qu’Izumi a oubliées lui reviennent du passé – les belles choses dont il va falloir, désormais, se souvenir pour deux…

  • Nagasaki (Eric Faye)

    Nagasaki (Eric Faye)

    Shimura-san mène une existence solitaire et ordonnée dans la banlieue de Nagasaki. Mais voilà que des objets se déplacent, chaque jour, insidieusement, que de la nourriture disparaît. Fantôme ? Hallucinations ? Grâce à une webcam, la vérité se fait jour : une femme habite clandestinement chez lui, depuis un an… Grand Prix du roman de l’Académie française 2010, Nagasaki est un chef-d’oeuvre de mélancolie, un récit percutant sur l’isolement, où les ombres qui peuplent l’histoire du Japon ne sont pas loin.

  • Nature humaine (Serge Joncour)

    Nature humaine (Serge Joncour)

    La France est noyée sous une tempête diluvienne qui lui donne des airs, en ce dernier jour de 1999, de fin du monde. Alexandre, reclus dans sa ferme du Lot où il a grandi avec ses trois soeurs, semble redouter davantage l’arrivée des gendarmes. Seul dans la nuit noire, il va revivre la fin d’un autre monde, les derniers jours de cette vie paysanne et en retrait qui lui paraissait immuable enfant. Entre l’homme et la nature, la relation n’a cessé de se tendre. A qui la faute ? Dans ce grand roman de « la nature humaine » , Serge Joncour orchestre presque trente ans d’histoire nationale où se répondent jusqu’au vertige les progrès, les luttes, la vie politique et les catastrophes successives qui ont jalonné la fin du XXe siècle, percutant de plein fouet une famille française. En offrant à notre monde contemporain la radiographie complexe de son enfance, il nous instruit magnifiquement sur notre humanité en péril. A moins que la nature ne vienne reprendre certains de ses droits…

  • Naufrage(s) (Michèle Lesbre)

    Naufrage(s) (Michèle Lesbre)

    La forte émotion qui l’étreint dès son arrivée sur l’île de Sein, cette « petite terre têtue », plonge l’autrice-narratrice dans une forme d’état de grâce où l’acuité des sensations appelle réminiscences et émotions enfouies. Dans la prose libre, voyageuse et rêveuse devenue sa manière, elle s’abandonne au vent incessant, le vent qui disperse « les miasmes de ce monde boiteux et tout ce qu’il entraîne dans sa fuite en avant. » Flanquée d’un petit chien noir et blanc court sur pattes rencontré au bar du village, elle reste « des heures à contempler cet immense ailleurs barré par l’horizon ».
    Fascinée par la carte répertoriant les naufrages, découverte dans le musée local, elle se laisse peu à peu envahir par l’écho de ses propres tempêtes, intimes ou politiques. Si le naufrage des utopies a succédé aux belles espérances qui les ont portées, si le monde part à vau-l’eau, la puissance du paysage l’emporte, conduisant la promeneuse à un heureux vagabondage dans ses souvenirs de lecture : les mots d’Anita Conti, embarquée en 1939 sur un morutier, ceux de Catherine Poulain et son « grand marin » l’accompagnent, d’autres images surgissent au gré des hasards et des associations d’idées.
    Michèle Lesbre nous offre avec ce court texte une balade d’une grande douceur, tant le sentiment d’apaisement que lui a donné son séjour dans l’île irradie son écriture. De retour à Paris,elle décidera de ne jamais revenir dans ce lieu qui, d’une certaine manière, a bouleversé sa vie, préférant le revisiter en rêve et ouvrir la possibilité d’autres voyages immobiles.

  • Ne réveille pas les enfants (Ariane Chemin)

    Ne réveille pas les enfants (Ariane Chemin)

    La sœur jumelle. Puis la mère. Puis la petite fille. Puis le fils adolescent, et enfin le père. Le 24 mars 2022 une famille française se jette du septième étage de son balcon, face au lac Léman, à Montreux, en Suisse.

    “Suicide collectif”, concluent presque aussitôt les enquêteurs, malgré la présence de deux enfants mineurs. Un an plus tard, le dossier est clos. Les autorités ont posé une chape sur le “mystère de Montreux”, un peu comme soixante ans plus tôt un cercueil fut scellé sans autre forme de procès sur le corps du grand-père des jumelles, l’écrivain Mouloud Feraoun, assassiné par l’OAS aux derniers jours de la guerre d’Algérie.

    Quel scénario s’est imposé à cette famille lorsque la police a frappé à sa porte ? D’où lui vient sa “grande méfiance à l’égard de l’État” ? Pourquoi faudrait-il laisser à cette tragédie sa “part de mystère”, comme l’enjoint le commissaire qui commente l’affaire ? Peut-on relier des morts par-delà les pays et les sépultures ?

  • Nickel boys (Colson Whitehead)

    Nickel boys (Colson Whitehead)

    Dans la Floride ségrégationniste des années 1960, le jeune Elwood Curtis prend très à coeur le message de paix de Martin Luther King. Prêt à intégrer l’université pour y faire de brillantes études, il voit s’évanouir ses rêves d’avenir lorsque, à la suite d’une erreur judiciaire, on l’envoie à la Nickel Academy, une maison de correction qui s’engage à faire des délinquants des « hommes honnêtes et honorables ». Sauf qu’il s’agit en réalité d’un endroit cauchemardesque, où les pensionnaires sont soumis aux pires sévices. Elwood trouve toutefois un allié précieux en la personne de Turner, avec qui il se lie d’amitié. Mais l’idéalisme de l’un et le scepticisme de l’autre auront des conséquences déchirantes.

  • No et moi (Delphine de Vigan)

    No et moi (Delphine de Vigan)

    Elle avait l’air si jeune. En même temps il m’avait semble qu’elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu’elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur.

    Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d’amour, observe les gens, collectionne les mots, multiple les expériences domestiques et les théories fantaisistes.

    Jusqu’au jour ou elle rencontre No, une jeune fille a peine plus âgée qu’elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigue, No dont la solitude et l’errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin.

    Mais nul n’est à l’ abri.

  • Nos étoiles filantes (Laure Manel)

    Nos étoiles filantes (Laure Manel)

    Fanny est l’unique survivante de l’accident qui a coûté la vie à Hadrien, son fiancé. Pour celle qui tente de garder la tête hors de l’eau depuis le drame, la survie est une lutte de tous les jours. Alors qu’ils devaient se rendre au Québec tous les deux, elle décide d’entreprendre le voyage seule. Une façon de réaliser son rêve à lui et d’honorer sa mémoire. La découverte de la Belle Province, le contact avec la nature et les grands espaces, les rencontres… Fanny pourrait bien trouver là-bas plus que ce qu’elle espérait.

  • Nos richesses (Kaouther Adimir)

    Nos richesses (Kaouther Adimir)

    En 1935, Edmond Charlot a vingt ans et il rentre à Alger avec une seule idée en tête, prendre exemple sur Adrienne Monnier et sa librairie parisienne. Charlot le sait, sa vocation est de choisir, d’accoucher, de choisir de jeunes écrivains de la Méditerranée, sans distinction de langue ou de religion. Placée sous l’égide de Giono, sa minuscule librairie est baptisée Les Vraies Richesses. Et pour inaugurer son catalogue, il publie le premier texte d’un inconnu : Albert Camus. Charlot exulte, ignorant encore que vouer sa vie aux livres, c’est aussi la sacrifier aux aléas de l’infortune. Et à ceux de l’Histoire. Car la révolte gronde en Algérie en cette veille de Seconde Guerre mondiale.

    En 2017, Ryad a le même âge que Charlot à ses débuts. Mais lui n’éprouve qu’indifférence pour la littérature. Étudiant à Paris, il est de passage à Alger avec la charge de repeindre une librairie poussiéreuse, où les livres céderont bientôt la place à des beignets. Pourtant, vider ces lieux se révèle étrangement compliqué par la surveillance du vieil Abdallah, le gardien du temple.

  • Nos silences (Wahiba Khiari)

    Nos silences (Wahiba Khiari)

    Algérie, années 1990. Elles ont été des milliers à être enlevées, violées, parfois assassinées, les filles de la décennie noire. Ces très jeunes filles, à qui l’on a demandé de pardonner, se sont tues et ont ravalé leur honte. Tandis que résonne le cri de l’une d’entre elles, la narratrice raconte sa culpabilité d’avoir choisi l’exil et trouvé le bonheur. Deux voix de femmes en écho qui prennent la parole haut et fort, en mémoire de toutes les autres. L’écriture pour vaincre les silences. Un roman contre l’oubli. Prix Senghor du premier roman

  • Nourrices ( Séverine Cressan)

    Nourrices ( Séverine Cressan)

    Un premier roman français exceptionnel, aussi sensuel que bouleversant. A travers les aventures de quelques femmes, on découvre l’incroyable vie des nourrices, ces mères invisibles sur lesquelles a reposé toute une industrie pendant plusieurs siècles.

    Dans ce village, c’est du corps des femmes qu’on tire l’argent qui fait vivre les familles. Car ici, on vend une denrée précieuse : le lait maternel. Sylvaine, son propre enfant à peine sevré, accueille chez elle comme tant d’autres une « petite de la ville ». Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un bébé abandonné dans une clairière et à ses côtés un carnet qui raconte son histoire. Elle ne pourrait veiller sur ces trois nourrissons et quand celle dont elle a la garde meurt dans son sommeil, elle n’hésite pas à échanger les bébés. L’enfant mystérieuse prend la place de Gladie, cette petite fille qui lui avait été confiée…
    Avec ce premier roman sensuel et bouleversant, Séverine Cressan révèle les rouages troublants d’une industrie méconnue. Dans ces pages inoubliables, elle nous entraine dans un univers où la nature et l’enchantement ne sont jamais loin et réinvente l’histoire de ces mères invisibles.

  • Nous aurons été vivants (Laurence Tardieu)

    Nous aurons été vivants (Laurence Tardieu)

    Est-ce Lorette, partie il y a sept ans sans laisser la moindre trace ni mot d’explication, qui se tient, en ce matin d’avril 2017, de l’autre côté du boulevard ? Hannah, sa mère, croit un instant l’apercevoir. Peut-être a-t-elle rêvé. Mais, dès
    lors, plus rien ne peut se passer comme avant : violent séisme intérieur, la vision a fait rejaillir tout ce qu’elle avait tenté d’oublier. Ce même jour, plusieurs destins, chacun lié à Hannah, voient leur existence basculer.
    Une journée particulière, donc, mais aussi trente ans de la vie intime d’Hannah Bauer, femme, artiste, mère, prise dans les soubresauts de son histoire familiale et de celle de l’Europe, Nous aurons été vivants est un hymne à la vie.

  • Nous étions nés pour être heureux (Lionel Duroy)

    Nous étions nés pour être heureux (Lionel Duroy)

    Depuis trente ans, Paul a fait de son histoire familiale, et du désastre que fut son enfance, la matière même de ses romans. Une démarche que ses frères et soeurs n’ont pas comprise, au point de ne plus lui adresser la parole pendant de longues années. Et puis arrive le temps de la réconciliation. Paul décide de réunir à déjeuner, dans la maison qui est devenue son refuge, tous les protagonistes de sa tumultueuse existence : ses neuf frères et soeurs, leurs enfants et les siens, et même ses deux ex-femmes. Viendra qui voudra. Et advienne que pourra. Le temps d’un singulier repas de famille, Lionel Duroy parvient à reconstituer tous les chapitres essentiels de la vie d’un homme. Avec sa profondeur psychologique habituelle et l’élégance de son style, il livre ici un récit vibrant de vérité sur les liens indestructibles de l’enfance, la résilience et la paix enfin retrouvée.

  • Nous nous aimions (Kéthévane Davrichewy)

    Nous nous aimions (Kéthévane Davrichewy)

    Dans les années 1980, tous les étés, la scène se rejoue à l’aéroport de Moscou, escale obligatoire au retour des vacances en Géorgie : les douanières fouillent les valises, terrorisent les filles et menacent leur mère, Daredjane, de ne pas la laisser repartir à Paris, lui rappelant qu’ici, elle est toujours soviétique. Mais Daredjane tient…

  • Nous qui avons connu Solange (Marie Vareille)

    Nous qui avons connu Solange (Marie Vareille)

    « Le jour où je suis devenue une meurtrière, j’ai cessé d’aimer les mirabelles. »

    Sarégnac, Corrèze. Célestine grandit dans la ferme familiale, bien décidée à réussir ses études pour échapper à la vie de labeur qui l’attend aux champs.
    Cadiran, Gironde. Solange est internée dans une école de préservation pour jeunes filles où sont envoyées des adolescentes jugées « déviantes ».
    Quel secret lie ces deux jeunes femmes ? Pourquoi Solange déteste-t-elle tant Célestine ? Et comment cette dernière a-t-elle pu commettre l’irréparable ?
    De la France de nos grands-parents jusqu’à nos jours, cette intrigue poignante ménage autant de suspense que de rebondissements. À travers les destinées de quatre générations de femmes puissantes, Marie Vareille retrace l’extraordinaire évolution de notre monde depuis un siècle et nous rappelle ce que nous devons tous à la persévérance et au courage de nos aînées.

  • Nous serons des héros (Brigitte Giraud)

    Nous serons des héros (Brigitte Giraud)

    « Les nuits où je ne dormais pas, j’ouvrais le velux et je m’installais sur le toit, j’étais le seul dans la cité à jouir de ce privilège, passer la nuit à la belle étoile, dans le plus grand secret. Le ciel était-il le même ici qu’au Portugal, les constellations étaient-elles visibles depuis la lucarne de la prison de Peniche où mon père avait été enfermé ? »

    En ce début des années soixante-dix, Olivio et sa mère viennent de fuir la dictature portugaise. Ils s’installent dans une banlieue lyonnaise et emménagent bientôt chez Max, un rapatrié d’Algérie, avec qui ils espèrent un nouveau départ. Alors que Max accepte mal l’adolescent, Olivio se lie à Ahmed, un immigré algérien de son âge, auprès de qui il trouve tendresse et réconfort.