Roman & Fiction

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  • La vraie vie (Adeline Dieudonné)

    La vraie vie (Adeline Dieudonné)

    Le Démo est un lotissement comme les autres. Ou presque. Les pavillons s alignent comme  des pierres tombales. Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents. Et  celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance. La mère, est transparente,  amibecraintive, soumise à ses humeurs.
    Avec son frère, Gilles, elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre. Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse en attendant la petite musique qui annoncera l arrivée du marchand de glace. Mais un jour, un violent accident vient faire bégayer le présent. Et rien ne sera plus jamais comme avant.

  • Le bal des folles ( Victoria Mass)

    Le bal des folles ( Victoria Mass)

    Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles. Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires.
    Réparti sur deux salles – d’un côté les idiotes et les épileptiques ; de l’autre les hystériques, les folles et les maniaques – ce bal est en réalité l’une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont Victoria Mas retrace le parcours heurté, dans ce premier roman qui met à nu la condition féminine au XIXe siècle.

  • le banquier anarchiste (Fernando Pessoa)

    le banquier anarchiste (Fernando Pessoa)

    Cet ouvrage, paru en 1922 sous le nom de Pessoa, est un véritable brûlot, aussi explosif, détonant et jubilatoire aujourd’hui que lors de sa publication. Ce texte court reste l’unique oeuvre de fiction publiée du vivant de l’auteur. Au terme du repas, un banquier démontre à ses convives que ses convictions et ses actions en matière d’anarchisme n’ont rien à envier à celles des poseurs de bombes. Il déploie ainsi les trésors d’une rhétorique insidieuse au service de sa personne et s’installe dans de provocants paradoxes. Si ce banquier anarchiste nous enchante avec ses raisonnements par l’absurde et une mauvaise foi réjouissante, il s’agit surtout d’un pamphlet incendiaire contre la « société bourgeoise » (autrement dit : la nôtre), ses hypocrisies et ses mensonges. C’est aussi une dénonciation du pouvoir de l’argent, qui mine de l’intérieur le bien le plus précieux de l’homme : la liberté.

  • Le barman du Ritz (Philippe Collin)

    Le barman du Ritz (Philippe Collin)

     » Ce livre raconte la France occupée et c’est brillant. » Le Parisien

     » Dans ce premier roman, historique evidemment, P.Collin trouve le ton et mieux encore. » La Tribune du Dimanche

     » P.Collin nous embarque, avec un indeniable talent de conteur, dans le quotidien d’un théâtre de masques. » Le Figaro

    Juin 1940. Les Allemands entrent dans Paris. Partout, le couvre-feu est de rigueur, sauf au grand hôtel Ritz. Avides de découvrir l’art de vivre à la française, les occupants y côtoient l’élite parisienne, tandis que derrière le bar oeuvre Frank Meier, le plus grand barman du monde.

    S’adapter est une question de survie. Frank Meier se révèle habile diplomate, gagne la sympathie des officiers allemands, achète sa tranquillité, mais aussi celle de Luciano, son apprenti, et de la troublante et énigmatique Blanche Auzello. Pendant quatre ans, les hommes de la Gestapo vont trinquer avec Coco Chanel, la terrible veuve Ritz, ou encore Sacha Guitry. Ces hommes et ces femmes, collabos ou résistants, héros ou profiteurs de guerre, vont s’aimer, se trahir, lutter aussi pour une certaine idée de la civilisation.

    La plupart d’entre eux ignorent que Meier, émigré autrichien, ancien combattant de 1914, chef d’orchestre de cet étrange ballet cache un lourd secret. Le barman du Ritz est juif.

  • Le berger d'Alep (Stéphanie Pérez)

    Le berger d’Alep (Stéphanie Pérez)

    Dans les ruines d’Alep, un chien devient le dernier refuge et le dernier guide d’une humanité perdue. Un roman bouleversant sur la fidélité, la survie, et la lumière qui persiste au cœur du chaos.

    Alep, février 2023.
    Dans la poussière et le silence qui suivent le séisme, une femme appelle un nom comme on lance une prière : Zaatar. Elle sait qu’il est encore là, quelque part sous les gravats.
    Sept ans plus tôt, en pleine guerre, Zaatar est entré dans sa vie. Un chien recueilli dans une ville assiégée, fracturée par la peur et les pertes. Dans leur immeuble d’Alep-Ouest, fragile refuge où cohabitent chrétiens et musulmans, chacun tente de survivre, de ne pas renoncer. Au milieu du chaos, l’animal devient un repère, un lien muet entre les êtres, quand la parole et la confiance se sont effondrées.
    Fidèle et instinctif, Zaatar perçoit la vérité là où les hommes se mentent, incarne la loyauté et la bonté là où elles semblent avoir disparu…

    Le Berger d’Alep est le récit bouleversant d’un chien qui réconcilie les hommes avec leur humanité. Troisième roman de Stéphanie Perez, grand reporter de guerre plusieurs fois envoyée en Syrie, cette histoire inoubliable de fidélité et de résistance intime mêle la force du réel à l’émotion de la fiction – une signature qui a déjà séduit des milliers de lecteurs.

  • Le bracelet (Andréa Maria Schenkel)

    Le bracelet (Andréa Maria Schenkel)

    Munich, 1938. Le petit Carl Schwarz doit quitter l’Allemagne avec ses parents et sa soeur. Sa mère est catholique, mais le pays est devenu trop dangereux pour son père juif. La famille déniche des billets de bateau pour Shanghai via Gênes, mais au dernier moment le père décide de rester à quai. Lui qui a défendu son pays dans les tranchées de la Première Guerre mondiale ne peut pas croire que l’Allemagne s’en prenne à sa personne. Au même moment, une jeune fille tombée enceinte d’un soldat sans être mariée est envoyée chez sa tante, faiseuse d’anges ; celle-ci s’occupe d’elle et la recueille. Une femme du monde qui a eu plusieurs fois recours à ses services vient lui demander une nouvelle fois son aide. Mais à présent, elle voudrait adopter un nourrisson – c’est à cette seule condition que Himmler lui accordera le droit d’épouser l’homme avec qui elle vit. En 2010, aux Etats-Unis, Carl Schwarz coule une retraite paisible avec Emmi, la femme qui partage son existence depuis plus de soixante ans. Un après-midi, le téléphone sonne. Un homme, mandaté par le musée de l’Holocauste, aimerait lui poser des questions. Soudain tout le passé resurgit… Saga du plus haut romanesque, Le Bracelet verse une lumière bouleversante sur l’une des périodes les plus sombres de notre histoire.

  • Le bruit des silences (Valérie Gans)

    Le bruit des silences (Valérie Gans)

    Quadragénaire, fraîchement divorcée et élevant seule ses deux enfants à Paris, Lorraine s’occupe beaucoup de sa famille et pense très peu à elle. Lorsqu’elle rencontre Cyrille, un ami d’enfance, elle croit avoir enfin trouvé l’amour qui manquait à sa vie. Mais leur relation ne répond pas à ses attentes, et cet homme qu’elle pensait bien connaître lui échappe. Pour mieux savoir quelle femme et quelle mère elle veut être, Lorraine devra mettre à nu ses sentiments, ses espérances, mais aussi exhumer de lourds secrets familiaux dont sont détentrices les femmes de sa famille. Ainsi parviendra-t-elle peut-être à briser le cercle insidieux qui se répète de génération en génération… Une histoire de femmes d’aujourd’hui, d’amour et de transmission.

  • Le bureau des éclaircissements des destins (Gaëlle Nohant)

    Le bureau des éclaircissements des destins (Gaëlle Nohant)

    Au cœur de l’Allemagne, l’International Tracing Service est le plus grand centre de documentation sur les persécutions nazies. La jeune Irène y trouve un emploi en 1990 et se découvre une vocation pour le travail d’investigation. Méticuleuse, obsessionnelle, elle se laisse happer par ses dossiers, au regret de son fils qu’elle élève seule depuis son divorce d’avec son mari allemand.
    A l’automne 2016, Irène se voit confier une mission inédite : restituer les milliers d’objets dont le centre a hérité à la libération des camps. Un Pierrot de tissu terni, un médaillon, un mouchoir brodé… Chaque objet, même modeste, renferme ses secrets. Il faut retrouver la trace de son propriétaire déporté, afin de remettre à ses descendants le souvenir de leur parent. Au fil de ses enquêtes, Irène se heurte aux mystères du Centre et à son propre passé. Cherchant les disparus, elle rencontre ses contemporains qui la bouleversent et la guident, de Varsovie à Paris et Berlin, en passant par Thessalonique ou l’Argentine. Au bout du chemin, comment les vivants recevront-ils ces objets hantés ?
    Le bureau d’éclaircissement des destins, c’est le fil qui unit ces trajectoires individuelles à la mémoire collective de l’Europe. Une fresque brillamment composée, d’une grande intensité émotionnelle, où Gaëlle Nohant donne toute la puissance de son talent.

  • Le café sans nom (Robert Jeethaler)

    Le café sans nom (Robert Jeethaler)

    « Il y fait chaud, l’hiver les fenêtres ferment bien, on peut boire quelque chose et surtout on peut parler quand on en a besoin et se taire quand on en a envie. » Vienne, 1966. Les traces de la Seconde Guerre mondiale sont encore visibles partout mais, en cette fin d’été, la capitale autrichienne, en pleine reconstruction, bouillonne d’une énergie nouvelle. Robert Simon est lui aussi plein d’espoir. Il vient de prendre la gérance d’un café situé dans un faubourg populaire de la ville. Très vite, le « café sans nom » devient un refuge. Le succès est tel que Robert ne tarde pas à proposer à Mila, une jeune couturière tout juste licenciée par son usine, de venir le seconder. Ensemble, ils écoutent les clients partager leurs espoirs, raconter de vieilles blessures et noyer leurs peines de coeur dans l’alcool, tandis que, tout autour, petit à petit, le monde change…

  • Le café suspendu (Amanda Sthers)

    Le café suspendu (Amanda Sthers)

    «  Lorsqu’on commande un café à Naples, on peut en régler un second qui sera offert à qui n’aura pas les moyens de s’en payer une tasse. Il est indiqué sur l’ardoise du bar comme un café sospeso  : un café suspendu. Voici un récit composé de sept histoires que j’ai recueillies par bribes au café Nube pendant les quarante dernières années. Toutes sont liées par ce fil invisible qu’est le café suspendu.  Du côté de celui qui offre comme de celui qui reçoit, la vie passe dans cette tasse…  »

    Le narrateur, Jacques Madelin, un Français installé à Naples après une déception amoureuse, passe le plus clair de son temps installé au café, juste en bas de chez lui, à prendre des notes en observant les personnes qui se croisent, se cachent ou se cherchent, les rencontres amoureuses ou amicales qui se tissent. La peau d’un crocodile de légende transformée en un étrange sac, une femme trompée qui s’arrange avec la maîtresse de son mari pour garder ce dernier, une jeune femme qui doit se débarrasser du foulard légué par sa grand-mère pour retrouver le goût de vivre, un écrivain aux mille visages, un homme qui a peur de dormir, et même un médecin chinois qui veut soigner les gens en bonne santé…

    Tout en racontant des histoires pleines d’humanité, de fantaisie, de souvenirs, de récits historiques, légendaires ou imprégnés de psychanalyse, Jacques dessine au fil des pages un bouleversant autoportrait. C’est aussi un livre sur la charité, sur la manière dont la prodigalité se répercute sur nos destins.

    Le talent de conteuse d’Amanda Sthers fait merveille, alliant grâce poétique, peinture des sentiments et évocation d’une ville à l’atmosphère unique.

  • Le carnet rouge (Paul Auster)

    Le carnet rouge (Paul Auster)

    Le carnet rouge existe bel et bien. Depuis des années, Paul Auster y consigne des événements bizarres, coïncidences, étrangetés et autres invraisemblances dont il fut un jour victime, confident ou témoin. En anecdotes de quelques pages, parfois seulement de quelques paragraphes, on peut y lire treize nouvelles archibrèves où il se révèle un collectionneur passionné (et un rien inquiet) des bons et mauvais tours que lui a réservés la réalité.

    Ce florilège, Paul Auster le désigne volontiers comme son « art poétique sans théorie ». Et à la vérité, on y entend avec une netteté parfaite la fameuse « musique du hasard ». Voici donc, à tirage limité, réservé aux connaisseurs, un authentique carnet qui est aussi une fascinante miniature de l’univers austérien.

  • Le cas de Nelson Kerr (John Grisham)

    Le cas de Nelson Kerr (John Grisham)

    Le jour où Bruce Cable, libraire, fête le retour de Mercer Mann venue présenter son best-seller, le cyclone Leo change de trajectoire et fond sur l’île de Camino. La tornade est dévastatrice. L’une des victimes, Nelson Kerr, ami de Bruce, est auteur de thrillers. Mais ses blessures ne semblent pas avoir été causées par la tempête. Qui voudrait la mort de Nelson ? Sur une clé USB, Bruce découvre son nouveau roman. Le tueur y serait-il désigné noir sur blanc ? Alors que Bruce mène l’enquête, il devine une vérité plus révoltante que toutes celles dénoncées par Nelson dans ses précédents écrits – et bien plus dangereuse.

  • Le cercle des jours (Ken Follet)

    Le cercle des jours (Ken Follet)

    Stonehenge, 2500 ans avant notre ère, la naissance d’une légende…

    Seft est tailleur de silex. Sous la chaleur estivale, il traverse la Grande Plaine pour participer aux célébrations du solstice d’été qui marquent une nouvelle année. Il espère y vendre le fruit de son travail… et revoir Neen dont il est épris. Issue d’une famille puissante d’éleveurs, la jeune fille pourrait lui offrir une nouvelle vie, loin de la violence de son clan.
    Mais c’est Joia, la sœur de Neen, qui va changer le destin de tous. Visionnaire et déterminée, elle rêve de bâtir un immense cercle de pierres pour rassembler les communautés ennemies de la plaine. À ses côtés, Seft va s’engager dans un projet fou : ériger un monument sacré, malgré la sécheresse, les mauvaises récoltes et les conflits qui s’intensifient.
    Mais quand un acte d’une cruauté insoutenable déclenche la guerre, le rêve de paix et d’unité menace de s’effondrer…

    Dans son nouveau roman, Ken Follett, le maître incontesté du roman épique, explore les origines de l’un des plus grands mystères de l’humanité : les pierres géantes circulaires de Stonehenge.

  • Le cerf volant (Laetitia Colombani)

    Le cerf volant (Laetitia Colombani)

    Après le drame qui a fait basculer sa vie, Léna décide de tout quitter. Elle entreprend un voyage en Inde, au bord du Golfe du Bengale, pour tenter de se reconstruire. Hantée par les fantômes du passé, elle ne connait de répit qu’à l’aube, lorsqu’elle descend nager dans l’océan indien. Sur la plage encore déserte, elle aperçoit chaque matin une petite fille, seule, qui joue au cerf-volant.
    Un jour, emportée par le courant, Léna manque de se noyer. La voyant sombrer, la fillette donne l’alerte. Léna est miraculeusement secourue par la Red Brigade, un groupe d’autodéfense féminine, qui s’entraînait tout près.
    Léna veut remercier l’enfant. Elle découvre que la petite travaille sans relâche dans le restaurant d’un cousin, qui l’a recueillie et l’exploite. Elle n’a jamais été à l’école et s’est murée dans un mutisme complet. Que cache donc son silence ? Et quelle est son histoire  ? …
    Aidée de Preeti, la jeune cheffe de brigade au caractère explosif, Léna va tenter de percer son secret. Jadis enseignante, elle se met en tête de lui apprendre à lire et à écrire. Au cœur de ce monde dont elle ignore tout, commence alors une incroyable aventure où se mêlent l’espoir et la colère, la volonté face aux traditions, et le rêve de changer la vie par l’éducation…
    La rencontre inoubliable et réparatrice entre une femme, une jeune fille et une enfant au milieu d’une Inde tourmentée.

  • Le chagrin (Lionel Duroy)

    Le chagrin (Lionel Duroy)

    De l’occupation à nos jours, Lionel Duroy retrace la lente déliquescence d’une famille au fil des événements terribles de la seconde moitié du siècle. Le portrait d’un enfant pris au piège de la fatalité familiale.

  • Le chant de la rivière (Wendy Delorme)

    Le chant de la rivière (Wendy Delorme)

    Je suis l’eau qui charrie les larmes de Clara. La vapeur du souvenir au carreau de fenêtre lorsque tombe la nuit. Je suis les flocons de neige se posant sur leurs langues tirées haut vers le ciel, dans l’hiver cristallin. Je suis le ruisselet où elles marchaient pieds nus lorsque venait l’été. Je suis l’humidité entre leurs cuisses mêlées et au bout de leurs doigts, je suis le torrent de leurs âmes liquides, et la salive des mots qu’elles chuchotaient tout bas. Je suis la nuée, l’onde après le tonnerre qui noie toute la vallée sous un fracas d’éclairs, je suis leur joie grondante, je suis leur colère. Il faut bien qu’on m’entende, j’ai une histoire à dire, seul le vent me répond. Le vent a retenu le souvenir de Meni. »

    Dans ce roman envoûtant, Wendy Delorme nous plonge dans deux histoires d’amour qui se font écho à deux époques différentes, nous donnant à entendre la mémoire de vies minoritaires, dans un récit où les éléments, l’eau, le vent, les arbres et les pierres deviennent des personnages à part entière.