Michelle T.

  • Nature humaine (Serge Joncour)

    Nature humaine (Serge Joncour)

    La France est noyée sous une tempête diluvienne qui lui donne des airs, en ce dernier jour de 1999, de fin du monde. Alexandre, reclus dans sa ferme du Lot où il a grandi avec ses trois soeurs, semble redouter davantage l’arrivée des gendarmes. Seul dans la nuit noire, il va revivre la fin d’un autre monde, les derniers jours de cette vie paysanne et en retrait qui lui paraissait immuable enfant. Entre l’homme et la nature, la relation n’a cessé de se tendre. A qui la faute ? Dans ce grand roman de « la nature humaine » , Serge Joncour orchestre presque trente ans d’histoire nationale où se répondent jusqu’au vertige les progrès, les luttes, la vie politique et les catastrophes successives qui ont jalonné la fin du XXe siècle, percutant de plein fouet une famille française. En offrant à notre monde contemporain la radiographie complexe de son enfance, il nous instruit magnifiquement sur notre humanité en péril. A moins que la nature ne vienne reprendre certains de ses droits…

  • Nickel boys (Colson Whitehead)

    Nickel boys (Colson Whitehead)

    Dans la Floride ségrégationniste des années 1960, le jeune Elwood Curtis prend très à coeur le message de paix de Martin Luther King. Prêt à intégrer l’université pour y faire de brillantes études, il voit s’évanouir ses rêves d’avenir lorsque, à la suite d’une erreur judiciaire, on l’envoie à la Nickel Academy, une maison de correction qui s’engage à faire des délinquants des « hommes honnêtes et honorables ». Sauf qu’il s’agit en réalité d’un endroit cauchemardesque, où les pensionnaires sont soumis aux pires sévices. Elwood trouve toutefois un allié précieux en la personne de Turner, avec qui il se lie d’amitié. Mais l’idéalisme de l’un et le scepticisme de l’autre auront des conséquences déchirantes.

  • On la trouvait plutôt jolie (Michel Bussi)

    On la trouvait plutôt jolie (Michel Bussi)

    Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, une enquête au suspense renversant sur quatre jours et trois nuits…

     » –; Qu’est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie. Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
    –; Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l’essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l’un d’eux, l’un d’eux peut-être, échappe au sortilège.
    Elle ferma les yeux. Il demanda encore :
    –; Qui l’a lancé, ce sortilège ?
    –; Vous. Moi. La terre entière. Personne n’est innocent dans cette affaire.  »
    Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, une enquête bouleversante en quatre jours et trois nuits…

     » Un roman humaniste. Des indices et des mystères jusqu’au twist final, sa signature, un jeu de bluff dont la résolution rend dingue.  » Le Point

     » Tempo d’enfer sur une mélodie obsédante.  » Sud Ouest

  • Par une nuit obscure, je sortis de ma maison tranquille (Peter Handke)

    Par une nuit obscure, je sortis de ma maison tranquille (Peter Handke)

    Le pharmacien de Taxham, faubourg de Salzbourg, raconte à l’écrivain-narrateur l’étrange voyage qui l’a mené à l’improviste, à l’aventure, des mois durant, depuis l’Autriche jusqu’en Andalousie. Parti solitaire et muet, il en est revenu éveillé et serein, après un parcours apparemment arbitraire qui fut en somme initiatique. Jamais le grand écrivain autrichien n’a sans doute mieux allié le romanesque à la poésie.

  • Pays sans chapeau (Dany Laferrière)

    Pays sans chapeau (Dany Laferrière)

    Ce livre de Dany Laferrière est l’histoire d’un retour. Après vingt années passées à Montréal et Miami, l’hauteur rentre chez lui, à Port-au-Prince, Haïti. Le pays, en apparence, est le même. L’odeur du café est la même, la pauvreté aussi, crue et violente, jusqu’aux amis qui sont restés fidèles à leur jeunesse. Mais au fil des jours, des silences de ses proches, des mots chuchotés par la rue, c’est à une enquête sur les morts que se livre l’auteur, zombis haïtiens et fantômes installés dans le quotidien de chaleur et de bruit de la ville. Un recensement en Haïti, tu parles… Les gens disent n’importe quoi. « Combien d’enfants avez-vous, madame? – Seize – Où sont-ils ? – Tous les neuf sont à l’école. – Et les autres ? – Quels autres ? – Les autres sept enfants. – Mais, monsieur, ils sont morts. – Madame, on ne compte pas les morts. – Et pourquoi ? Ce sont mes enfants. Pour moi, ils sont vivants à jamais. » Un livre très touchant qui oscille entre l’émotion du retour au pays et la magie des anciens dieux.

  • pour l'amour d'Elena (Yasmina Khadra)

    pour l’amour d’Elena (Yasmina Khadra)

    A l’Enclos de la Trinité, un trou perdu dans l’Etat mexicain de Chihuahua, Elena et Diego s’aiment depuis l’enfance. On les appelle les « fiancés ». Un jour, Elena est sauvagement agressée sous les yeux de Diego, tétanisé. Le rêve se brise comme un miroir. Elena s’enfuit à Ciudad Juárez, la ville la plus dangereuse au monde. Diego doit se perdre dans l’enfer des-cartels pour tenter de sauver l’amour de sa vie. Pour l’amour d’Elena s’inspire librement d’une histoire vraie.

  • Sérotonine (Michel Houellebecq)

    Sérotonine (Michel Houellebecq)

    « Mes croyances sont limitées, mais elles sont violentes. Je crois à la possibilité du royaume restreint. Je crois à l’amour » écrivait récemment Michel Houellebecq. Le narrateur de Sérotonine approuverait sans réserve. Son récit traverse une France qui piétine ses traditions, banalise ses villes, détruit ses campagnes au bord de la révolte. Il raconte sa vie d’ingénieur agronome, son amitié pour un aristocrate agriculteur (un inoubliable personnage de roman son double inversé), l’échec des idéaux de leur jeunesse, l’espoir peut-être insensé de retrouver une femme perdue. Ce roman sur les ravages d’un monde sans bonté, sans solidarité, aux mutations devenues incontrôlables, est aussi un roman sur le remords et le regret.

  • Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon (Jean-Paul Dubois)

    Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon (Jean-Paul Dubois)

    Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal, où il partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre. Fils d’un pasteur danois et d’une exploitante de cinéma à Toulouse, Paul Hansen vivait déjà au Canada quand s’est produit le drame.
    À l’époque des faits, Hansen est superintendant à L’Excelsior, une résidence où il trouve à employer ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et – plus encore – de réparateur des âmes et consolateur des affligés. Lorsqu’il n’est pas occupé à venir en aide aux habitants de L’Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne.
    Aux commandes de son avion, Winona l’emmène en plein ciel, au-dessus des nuages.
    Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L’Excelsior, des conflits éclatent. Et l’inévitable se produit. Une église ensablée dans les dunes d’une plage, une mine d’amiante à ciel ouvert et les méandres d’un fleuve couleur argent, les ondes sonores d’un orgue ou les traînées de condensation d’un aéroplane composent les paysages de ce roman.

    Histoire d’une vie, Tous les hommes n’habitent
    pas le monde de la même façon est l’un des romans les plus aboutis de Jean-Paul Dubois. On y découvre un écrivain possédant au plus haut point le sens de la fraternité et animé par un sentiment de révolte à l’égard de toutes les formes d’injustice.

  • Très chère Valentine ( Adriana Trigiani )

    Très chère Valentine ( Adriana Trigiani )

    Valentine et sa grand-mère, Teodora Angelini, travaillent dans la boutique familiale, un atelier spécialisé dans la fabrication de chaussures de mariage sur mesure depuis 1903. Un métier fait de savoir-faire ancestral et de passion. Aussi, lorsque Valentine comprend que l’entreprise est au bord de la faillite et que son frère n’attendait que cette occasion pour vendre l’immeuble, avantageusement situé en plein cœur de New York, elle fait ses bagages et embarque Teodora dans l’aventure. Direction l’Italie pour trouver de nouveaux fournisseurs. Mais au cours de ce voyage, elles trouvent toutes deux plus que ce qu’elles espéraient… un moyen de sauver l’entreprise familiale et peut-être le début d’une grande aventure romantique !

  • Une éducation (Tara Westover)

    Une éducation (Tara Westover)

    Enfant, Tara Westover n’a jamais fréquenté l’école, ni vu de médecins, ni même été déclarée à l’administration parce que son père, mormon, ne croyait ni en la Médecine officielle ni en l’école publique, orchestrée par le diable. Il attendait la Fin des temps. Alors que son père s’enferme dans ses convictions survivalistes et radicales et qu’un de ses frères cède à la violence, Tara décide à seize ans de prendre son destin en main et de s’éduquer toute seule. Sa détermination l’éloignera de ceux qu’elle aime et l’emmènera au-delà des océans, d’Harvard à Cambridge sans qu’elle ne cesse de s’interroger. Quel est le prix à payer quand la loyauté envers sa famille entre en conflit avec la loyauté envers soi-même ?

    Une éducation est le récit d’une construction de soi et d’une rupture douloureuse. Forte de la lucidité propre aux grands auteurs, Tara Westover nous raconte comment elle est devenue adulte grâce à une éducation qui lui a appris à penser, à douter, tout en restant fidèle à elle-même.

  • Une famille presque normale (Mathias T. Edvardsson)

    Une famille presque normale (Mathias T. Edvardsson)

    Une famille suédoise tout ce qu’il y a de normal, ces Sandell…
    Le père, pasteur. La mère, avocate. Une fille de 19 ans, bosseuse, qui rêve de voyages au long cours.
    Le samedi, on file au cinéma. Le dimanche, en forêt. Ils trient leurs déchets, n’oublient jamais leur clignotant, rendent toujours à temps leurs livres à la bibliothèque.
    Normale en apparence, du moins, comme toutes les familles qu’un meurtre sordide s’apprête à faire basculer dans l’horreur…